Les invités du 36

Actuellement à la boutique nous accueillons :

Manon Neveu- Intarse

Objet en marqueterie

Intarse est une jeune entreprise d’artisanat d’art, spécialisée dans la marqueterie bois et paille. Forte d’un savoir-faire ancien et souvent méconnu, Intarse s’emploie à réaffirmer la place de la marqueterie dans la création contemporaine en proposant des créations artisanales de qualités.

Imaginée, dessinée, fabriquée et assemblée à la main, chaque pièce est unique ou de petite série.
L’univers d’Intarse se déploie en collection.

Une histoire s’écrit, des lignes se dessinent, et découle alors dans la matière un monde de meubles, de tableaux, d’objets et de bijoux. Deux à trois collections prennent vie dans l’année.

Séverine Garnier

TISSERANDE

Après une formation professionnelle en Bretagne, Séverine découvre les
infinies possibilités de cette technique et n’a qu’une envie : pratiquer le plus vite
possible.

Yacaluna est presque née et a une furieuse envie d’exister.
La chance est au rendez-vous : la rencontre avec « l’arti
Yacaluna travaille avec un métier à tisser artisanal, réalise des pièces uniques
et recherche la finesse du fil, des points, des détails subtils :
« Les textiles parlent, ils racontent le toucher, la douceur ou la rugosité, ils racontent
la matière, ses origines, ses traitements, sa finesse, ils racontent l’apparence, la
sensation visuelle, l’ambiance colorée, la brillance ou la matité.

On les respire (parfum de la soie, de la laine pure, odeur de métal), on les touche et on les regarde évidemment, on les écoute aussi dans le froissement ou la caresse sur les doigts.
Mais enfin ils évoquent aussi des sensations, nostalgie peut-être ou rêverie,
questionnements, réflexions, émotions profondes.
Je veux redonner un sens au textile, si éteint par sa dévalorisation industrielle.
Créer un textile c’est écouter chaque fil, sa provenance, sa qualité, son âme et le
mêler à d’autres brins de vie pour conter une petite ou une grande histoire, des
histoires d’homme et de ses civilisations, l’histoire de la terre et de ses richesses,
des histoires pour âmes sensibles, des brins de rêve, des bouts de lune. »

Sébastien Schall :

Artiste Plasticien

Ses personnages sont échevelés, figés dans une posture « dangereuse ou drôle », jamais caricaturaux, toujours décalés dans un cadre presque trop petit, accentué par le relief des situations.
Sur fond noir ou métal rouillé, les tranches de vie, presque ordinaires de Sébastien Schall nous invitent à écrire la fin de l’histoire pour mettre fin à un certain suspense.
" Les vieux matériaux sont tellement jolis " Hors cadre, le plasticien Sébastien Schall ne se prend pas au sérieux.
La quarantaine souriante et sereine, il trace son sillon dans l’art depuis une quinzaine d’années après un parcours dans la vente et la restauration saisonnière qui ne répondait plus à son aspiration première, rester indépendant.
La naissance de son fils provoque le déclic salvateur. Il sait dessiner, peindre, sculpter, souder, il sera « un peu tout cela » à la fois en créant des statuettes avec une tête en papier mâché posé sur un pied, le tout peint et vernis.
De petits personnages qui le suivent toujours même s’il « fabrique » beaucoup d’autres objets. « Je malaxe essentiellement du papier journal pour faire les têtes de mes personnages que je veux toujours humoristiques.
Autre exemple, si je crée un poisson, je fais un piranha avec une sale gueule. Ça me permet d’en rajouter. Tout est prétexte à faire fonctionner mon inspiration. Je peux partir d’une situation vue à la télévision ou dans la rue.
Pour les tableaux et les sculptures, que je réalise, toujours avec des têtes, je veux qu’il y ait l’idée de mouvement. Je commence par la création d’une cinquantaine de têtes et après je fais un casting. » Le créateur se fait metteur en scène mais aussi collectionneur compulsif.
Et la tridimensionnalité de ses tableaux reste surprenante, tout comme ses légendes (« Maurice, metteur de grain de sel » par exemple) et les matériaux qu’il utilise ; uniquement des objets destinés à être jeté (canettes vides, capsules, déchets retrouvés sur une plage, morceaux de bois, métal, ficelles, fil de fer…) « Je ne m’interdis rien.
Au départ, c’était pour une question de budget. Et puis les vieux matériaux sont tellement jolis. On peut les sublimer. Je préfère ce qui est un peu rouillé. Finalement, la démarche s’est imposée à moi. » Alors, à vos idées ! Sébastien Schall prend toutes les commandes même les plus farfelues comme de transformer toute une famille en personnages signés « Schall »

Créations Joel Boëtsch :
Entièrement rêvés et façonnés dans son atelier.

Ses bijoux sont porteurs d’un savoir-faire très technique, minutieux et traditionnel.

La première étape consiste à imaginer, dessiner et concevoir des maquettes qu’il va ensuite concrétiser en métal.

A partir de ces modèles qui constituent autant de pièces uniques, il fabrique des moules en utilisant des méthodes à la cire fondue très anciennes…

Ceci pour reproduire les exemplaires sélectionnés en série limitée par la technique de la fonderie basse fusion.

Après fonderie, les pièces sont ébavurées à la main puis passées en tonneaux pour un pré polissage avant d’être montées manuellement à l’aide d’anneaux et autres après.

Les modèles bruts sont alors soumis au traitement de surface. Par électrolyse, les pièces sont dans un premier temps recouvertes d’une couche de cuivre suivie d’un traitement Or (24 carats sur 5 microns) et Argent (925 sur 15 microns).

Tous ces traitements sont garantis antiallergiques et sans nickel.

Selon les modèles, pour mettre en valeur les reliefs ou « vieillir » les bijoux, il est ajouté au final une patine pour obtenir l’aspect souhaité.

Quentin Valentin :
Artisan verrier au chalumeau
Créateur de bijoux et objets décoratifs en verre

Ma passion pour le verre est apparue très tôt, dés l’âge de 8 ans après avoir vu un artisan verrier durant des vacances en famille.

Quand j’ai pu me lancer dans une formation, je suis allé au lycée Jean Monnet de Yzeure (03) pour apprendre le métier de souffleur de verre, tailleur et enfin décorateur sur verre. Puis j’ai voulu créer mon entreprise pour vivre de ma passion.

J’ai démarré mon activité il y a deux ans, avec peu de moyens et de matériels donc je me suis lancé dans le modelage au chalumeau sans avoir vraiment de connaissance dans cette pratique.

Il n’existe pas de formation artistique en France pour ce métier, j’ai donc de nouveau appris à travailler le verre à plus petite échelle par rapport à un verrier. Il m’aura fallu beaucoup de temps d’expérimentation pour comprendre et assimiler certaines techniques du travail du verre au chalumeau.

J’ai développé mes propres procédés de fabrication, chaque pièce fabriquée est unique.

C’est avec mon entourage et sur les marchés de village que j’ai commencé à présenter mes créations. Lors de mes expositions, je propose au public une démonstration de travail du verre en fusion au chalumeau. En plus des salons et des marchés, je travaille sur une collection de luminaire avec Marie Fillon exposant au 36 quai des Arts (Niort).